La disponibilité pour devise

En pays briochin, quand on parle des Châtelets, on pense facilement à la maison de convalescence. Mais cette même propriété aux frondaisons impressionnantes et au calme saisissant abrite aussi une communauté des sceurs Franciscaines missionnaires de Marie. Cette congrégation fut fondée en 1877 par sœur Marie de la Passion et son premier noviciat s'établit aux Châtelets en 1880. Elle compte aujourd'hui 6 000 membres répartis à travers les cinq continents.

C'est dans cette communauté composée de dix religieuses - mais qui accueille beaucoup de sœurs de passage effectuant une sorte de retour aux sources que vit sœur Gosia Sieluzycka. Elle est d'origine polonaise et assure dans la communauté le service de la cuisine. Non par compétence, plaisante-t-elle, mais parce qu'on le lui a demandé. Ainsi se résume la vie de cette infirmière de formation qui a travaillé au Congo, en Afghanistan et au Libéria. La disponibilité et l'humilité sont deux vertus qui l'animent profondément, à l'instar de saint François d'Assise qui a inspiré la spiritualité de sa congrégation, mais aussi de la Vierge Marie. Ainsi vit-elle le charisme de la congrégation marqué par la disponibilité pour la mission et l'adoration eucharistique.
La vie de missionnaire - dont elle rêvait tout enfant déjà - sœur Gosia l'aura vécue dans différents points chauds du monde. Mais elle ne la conçoit pas sans un ancrage spirituel intense - une spiritualité nourrie dans la contemplation du Christ Eucharistie. Elle a découvert Jésus comme "un ami, un confident qui est toujours là et qui pardonne". "En regardant en arrière, affirme-t-elle avec beaucoup de conviction, il ne peut pas y avoir de vraie mission sans intimité avec Dieu."
Maintenant que son activité lui laisse un peu plus de temps, elle aime contempler la nature environnante où, selon son expression, "tout me parle de Dieu". A l'écoute de ceux qui l'entourent ou qu'elle croise dans ses sorties nature, Sœur Gosia aime porter dans ses temps de prière personnelle les intentions liées à toutes ces personnes rencontrées ou aux événements de la vie du monde.
Totalement abandonnée au bon vouloir de son Seigneur, dans une humble disponibilité de tous les instants, sœur Gosia se dit remplie d'une profonde paix intérieure et de beaucoup de joie - une joie dont elle témoigne et qu'elle souhaite à tous les acteurs de la pastorale.

 par frère Bob Léaustic

article paru dans "Eglise en Côtes d'Armor", janvier 2018

 

Back to top