Sur les traces de François et de Marie de la Passion

Le premier jour comme il se doit, nous avons fait connaissance. 17 sœurs de 13 nationalités : burkinabés, congolaises, coréennes,  espagnole,  française, italienne, malgache, polonaise, réunionnaise, syrienne, sénégalaise.

Bien entendu, je ne vais pas vous parler de tout le pèlerinage, mais seulement des impressions vécues. Tout au début, dans la ville éternelle, soeur Évelyne, notre accompagnatrice, nous demande de choisir un ange gardien : éclat  de rire, mais tout le monde s'exécute. Pour ma part, j'ai choisi spontanément  ma voisine de droite, une  de mes sœurs du Congo Kinshasa. Chaque ange avait pour mission de veiller sur celle qui lui était confiée. Pourquoi ? Tout simplement pour être attentive à sa présence lors des départs, dans les transports, cela s’est avéré être une bonne organisation de la part de notre sœur Evelyne.  
Je pensais connaître Marie de la Passion, mais, à travers ce pèlerinage, je m'aperçois que l'on n'a jamais fini de la connaître. Je savais qu'elle était une femme d'une foi exceptionnelle, d'une grande énergie,  une femme tenace, pour accomplir les desseins de Dieu sur elle. Elle a vécu tous les évènements de sa vie avec une grande confiance en Dieu, tenace aussi dans ses idées, ses convictions, dynamique malgré sa santé. Et j’en passe…
Mais en allant à Assise, j’ai vu plus en profondeur toute la similitude entre Marie de la Passion et François d’Assise. Et je rends grâce au Seigneur d'être FMM…  

Une joie que j'ai vécue avec beaucoup d’émotion, c'est celle de serrer la main de notre Pape François. Je suis restée tellement surprise que je n'ai pas pu lui dire un mot, mais tout s'est passé dans nos regards un long moment, et une franche poignée de main qu'il a tenue tout en me regardant avec un bon et franc sourire. Vous allez rire, mais j'avais l'impression que c’était Jésus qui venait vers moi avec tant de bonté. Les sœurs m’ont dit après que les gens disaient : « Avec qui il est, le Pape ? »    

                      
   

 Assise, là aussi l’accueil a été chaleureux. C’est un gros travail pour nos sœurs d’accueillir pour plusieurs jours un nombre important de sœurs. La sœur qui s’occupe de la cuisine n’est vraiment pas toute jeune, elle a soigné ses plats avec amour.                   
Le 4 octobre, anniversaire de mes vœux perpétuels (41 ans !) j’ai eu la grâce d’être invitée avec deux autres pèlerines par une sœur de la fraternité Ste Claire à aller célébrer l’Eucharistie au tombeau de St. François. Un cadeau du ciel. Pour moi surprise et joie profonde. J’ai prié pour l’Institut, la province, la communauté et pour toutes celles dont c’était la fête.

Nos sœurs de San Remo m’ont beaucoup impressionnée par leur accueil et leur vie en fraternité à quatre, elles font ensemble toutes les tâches ménagères. La responsable sœur Victoria, 80 ans est d’un dynamisme à vous couper le souffle.                                                                      
Grottaferrata, visite rapide  de la maison, de l’infirmerie, de l’immense jardin qui est tout de même un peu à l’abandon par manque de main d’œuvre. Pèlerinage au cimetière, bien entretenu. Je n’oublie pas la belle et grande chapelle où l’on célèbre souvent des mariages. Combien de nos sœurs ont prié dans cette chapelle  

Via Giusti : Sœur Evelyne m’a demandé de remercier les sœurs de Via Giusti. Cela me tracassait, mais en revenant de San Remo, j’avais le temps d’y penser, pendant les six heures de train. M’adressant à sœur Gemma et à la communauté je leur ai dit que merci est composé de cinq petites lettres. Voilà comme je voyais mes sœurs  à travers ce mot Merci  M comme merveilleuses, magnifiques ; E comme extraordinaires, efficaces ; R  comme rayonnantes ; C comme coopérantes, compréhensives, chaleureuses ; I comme intéressantes, inoubliables…Et comme a dit Marie de la Passion en arrivant à Rome « Ici, je me sens chez moi », je peux le dire au nom de toutes les pèlerines : en arrivant à via Giusti  nous nous sommes senties chez nous. Votre présence, votre attention, votre joie, votre aide, votre gentillesse, vos sourires, votre générosité, votre écoute et votre patience nous ont profondément touchées. Comme  il y a mille façons de dire merci, le nôtre ne s’arrête pas là,  
Il continue dans la prière. Ensuite nous avons chanté le chant que plusieurs connaissaient « Le canon de la charité : Ah comme il fait beau chanter dans la communauté la douceur de la charité… »
Notre groupe s’est tout de suite senti à l’aise les unes envers les autres, nous étions sœurs et attentives entre nous, nous avons vécu une belle expérience de groupe. Nos temps de prière étaient riches, simples, marqués par l’internationalité.
               

Anne-Marie Buggeai, fmm,  Paris  

 

                

                               

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